Permettez-moi tout d'abord de vous présenter mes escuses si ce texte vous semble trop long et ennuyeux.
J'aime, comme beaucoup d'entre vous le confort du train-train quotidien,
le sentiment de sécurité
et la tranquillité que procure
ce qui est familier et répétitif.
Je les apprécie, comme tout à chacun.
Mais dans cet esprit de commémoration
qui prévoit que les évènements importants du passé,
habituellement associés à la mort d'un individu,
ou à la fin de quelque horrible bataille sanguinaire,
soit célébré par de sympathiques congés,
j'ai pensé que nous pourrions célébrer ce 14 juillet,
jour hélas oublié,
en consacrant un court instant de notre vie quotidienne
à nous asseoir et à bavarder un peu.
Il existe bien sûr des personnes qui ne veulent pas que nous parlions. Pourquoi ?
Parce que même si l'on peut substituer la matraque à la conversation, le mensonge à la vérité, la peur à l'amitié,
les mots conserveront toujours leur pouvoir.
Les mots sont le support de la compréhension
et pour ceux qui les écouteront
l'énonciation de la vérité.
Et la vérité c'est que quelque chose va très mal dans ce pays et dans ce monde, n'est ce pas ?
Cruauté et injustice.
Intolérance et oppression.
Corruption et profiteur.
Et la où, auparavant,
vous aviez la liberté de faire des objections,
de parler comme bon vous semblait,
vous avez maintenant des censeurs,
des systèmes de surveillance vous contraignants à la conformité et sollicitant votre docilité.
Comment est-ce arrivé ?
Qui est à blâmer ?
Bien sûr, il y a ceux qui sont plus responsables que les autres
et qui devront en rendre compte mais...
Encore dans un souci de vérité,
si vous cherchez un coupable,
regardez simplement dans un miroir.
Je sais pourquoi vous l'avez fait.
Je sais que vous aviez peur.
Qui pourrait se vanter du contraire !
Guerre, terreur, maladie, chomage, terrorisme.
Une myriade de problèmes a contribué à perturber votre jugement
et à vous priver de votre bon sens.
La peur a pris ce qu'il y a de meilleur en vous.
Et dans votre panique vous vous êtes tourné vers le sytème actuel.
Il vous a promis de l'ordre,
il vous a promis de la paix.
Tout ce qu'il a demandé en échange,
c'est votre consentement silencieux et docile.
J'ai révé comment, la nuit dernière, j'ai révé comment mettre fin à ce silence !
La nuit dernière, j'ai révé que la France, que le Monde refaisait le 14 juillet 1789, chute du symbole du despotisme.
Il y a plus de 200 ans, de grands citoyens ont voulu ancrer à jamais le 14 juillet 1789 dans nos mémoires.
Ils espéraient rappeler au monde qu'impartialité, justice et liberté sont plus que des mots, ce sont des principes.
Alors si vous n'avez rien vu,
si vous ignorez toujours les crimes, les scandales, la corruption des gouvernements actuels,
je vous suggère de ne pas commémorer le 14 juillet.
Mais si vous voyez ce que je vois,
si vous ressentez ce que je ressens,
si vous désirez ce que je désire,
alors rangez vous au coté de toutes celles et ceux qui combattent dejà depuis longtemps ce despotisme mondial sans plus attendre.
Topic de Discution d'où cette tirade est tirée...


